Pour avoir la classe capillaire de cette petite beauté peut-être?

J’ai commencé à utiliser les produits capillaires bio il y a environ 5 ans. J’étais à la recherche de produits moins nocifs pour moi, moins polluants,  et surtout moins agressifs pour mes cheveux. Les soins bio et naturels ont répondu à mes attentes et aujourd’hui, je ne ferais machine arrière pour rien au monde.

Je suis absolument convaincue du bien-fondé de l’utilisation de cosmétiques capillaires naturels autant que de l’inutilité de celle des cosmétiques conventionnels. Je vous explique ici le pourquoi du comment je préfère les uns aux autres (définitivement ! ) :

Les composants des cosmétiques capillaires conventionnels : globalement, c’est moche.

La majorité des ingrédients utilisés pour composer ce type de produits a pour vocation de nous faire percevoir nos cheveux comme étant en bonne santé. La notion de perception a toute son importance ! Pour comprendre pourquoi, regardons les ingrédients qui composent la plupart des cosmétiques capillaires classiques et leur rôle :

. Des tensio-actifs : sulfates dures (comme le sodium lauryl sulfate ou l’ammonium lauryl sulfate). Ils sont utilisés pour nettoyer (ici plutôt décaper) le cuir chevelu et faire mousser le produit. La sensation de cheveux propres est bien là. Mais ils le restent rarement longtemps : un cuir chevelu agressé par un produit trop irritant aura tendance à augmenter sa production de sébum pour se protéger. Résultat : racines qui re-graissent dès le lendemain du shampoing. Et longueurs desséchées. Ça vous parle?

.Des agents surgraissants : silicones non volatiles (diméthicone), PEG (le PolyEthylène Glycol et par extension tous ses dérivés. Ce sont des composants chimiques potentiellement irritants et qui rendent la peau plus perméable aux autres composants d’une formule. Leur procédé de fabrication est extrêmement polluant et ils sont difficilement biodégradables). Silicones et PEG sont utilisés la plupart du temps comme humectants. C’est-à-dire qu’ils sont supposés limiter la déshydratation des cheveux (et du produit lui même). On les retrouve dans les après-shampoings et les masques. Ils donnent la sensation que les cheveux sont hydratés, nourris. Or ils sont surtout gainés et alourdis. Les silicones sont des agents filmogènes qui  forment une pellicule qui se fixe autour des cheveux et se dissout très difficilement. On pourrait penser que c’est un vrai plus, qu’ils constituent une réelle protection pour les cheveux. Mais cette pellicule aura tendance à alourdir le cheveu, à l’étouffer.

Les fameux cheveux mous et sans volume, vous connaissez?

Cette pellicule empêche également tout potentiel « soin » que l’on voudrait apporter aux cheveux d’en pénétrer la fibre. Nul besoin donc de faire des bains d’huile ou autre masques nourrissants régulièrement si nos cheveux sont enrobés de silicone : les soins resteront en surface.

.Des agents démêlants : silicones volatiles (comme le cyclométhicone), ammoniums quaternaires( appelés également quats). On trouve les seconds dans la plupart des produits estampillés « sans silicones ». Ils en sont en fait les substituts, et leur rôle est le même :  donner l’impression que les cheveux sont doux, lisses, démêlés. En réalité, tout comme les silicones non volatiles, ils sont filmogènes (ou occlusifs), et se fixent sur le cheveu, le gainent, l’alourdissent, et l’étouffent.

.Des agents de brillance : silicones, huiles minérales. Ils donnent un aspect brillant et lisse aux cheveux. Comme dans les après-shampoings et les huiles « nutritives » par exemple. Là encore, c’est le côté plastique, gainant, qui donne de la brillance aux cheveux. Pas leur bonne santé.

.Des conservateurs : Comme les parabènes, le triclosan, le phénoxyéthanol, le cetrimonium bromine, le méthylisothiazolinone ou encore les libérateurs de formol. Ils empêchent le développement de champignons ou de bactéries dans le produit. Seulement ces conservateurs (interdits en bio) sont mauvais voir dangereux pour la santé : certains sont irritants, peuvent provoquer de l’eczéma, sont classés comme perturbateurs endocriniens (agents chimiques capables d’interagir avec notre système hormonal et notamment avec notre métabolisme et nos fonctions reproductrices)  ou encore même potentiellement cancérigènes… Pas joli joli tout ça ! Et même totalement flippant !

.Des colorants et du parfum : le parfum peut être composé de phtalates (groupe de produits  chimiques dérivés de l’acide phtalique) ou encore de lilial ( agent masquant les odeurs de base d’un produit), qui sont des perturbateurs endocriniens.

Tous ces ingrédients (sauf les conservateurs) n’ont d’effets que sur l’aspect des cheveux, et sur le côté sensoriel lié à l’utilisation du produit. Il n’est question que de sensations, d’impressions. Aucune de ces substances n’est véritablement hydratante, nourrissante ou encore purifiante : pas de soin en somme. Juste du maquillage.

De plus, leur dangerosité est à prendre en compte. Les perturbateurs endocriniens peuvent être à l’origine de certains cancers, de troubles de la fertilité, de diabète, de maladies neurodégénératives. Et c’est le contact à petite dose mais de manière répétée avec ces substances qui les rend dangereuses. De plus, le côté irritant de certains ingrédients peut engendrer de l’eczéma ou d’autres affections de la peau et du cuir chevelu. Et n’oublions pas de mentionner que la plupart sont très polluants !

C’est moche, je vous dis !

Mais leur coût est faible et ils jouent parfaitement leurs rôles de caches-misère.

 

À cette liste de substances synthétiques s’ajoutent parfois quelques ingrédients d’origine naturelle. Présents en quantité infime, leur action est inexistante et leur présence dans la composition ne sert qu’à justifier la mention qui en est faite sur le packaging. Ladite mention ayant pour unique vocation de booster les ventes.

Qu’on se le dise : « shampoing au miel de fleurs et à l’huile d’argan » c’est nettement plus vendeur que « shampoing au pétrole et à la soude ».

En résumé, avec les cosmétiques capillaires conventionnels, on perçoit nos cheveux comme étant propres, beaux, doux… bref, en bonne santé ! Mais ils ne le sont pas. Des silicones sur des pointes sèches c’est un peu comme du fond-de-teint sur des boutons d’acné. Ça masque les dégâts mais ça ne règle pas le problème, et ça peut même l’empirer !

Mais alors, comment prendre soin de ses cheveux véritablement? Comment les entretenir sans risquer de les abimer? Sans risque pour sa santé et pour l’environnement?

Avec les cosmétiques capillaires naturels pardi !

Les cosmétiques capillaires naturels : c’est bien plus bieau ! (En théorie)

Les gros avantages des produits de cosmétique naturels?

Ils sont plus respectueux de l’environnement, moins dangereux pour la santé, et leur efficacité tient à leur composition.

En effet, leur teneur en actifs est bien plus importante que dans les « soins » conventionnels. Et plus un produit contient un pourcentage élevé de principes actifs, plus on peut supposer que son efficacité sera au rendez-vous.

Exemple : on sait que la plupart des cosmétiques contiennent comme tout premier ingrédient de l’eau. Eh bien si à la place de l’eau, on trouve de l’eau de bleuet, ou d’hamamélis, ou encore de rose, qui toutes trois ont de réelles propriétés pour la peau ou le cuir chevelu, alors la potentielle efficacité du produit augmente.

Et c’est la même chose pour la plupart des ingrédients qui composent les cosmétiques naturels. Le beurre de karité ou de mangue fait peut être moins briller les cheveux qu’un silicone, mais il nourrit vraiment. Le gel d’aloe vera permet de maintenir l’hydratation, l’huile de neem purifie tout comme celle de tea tree, le miel hydrate et assouplit. Etc etc.

 

Reprenons la liste des ingrédient qui composent des cosmétiques capillaires et leurs rôles. Au naturel ça nous donne :

. Des tensioactifs : Coco Glucoside, Decyl Glucoside, Lauryl Glucoside, Sodium Cocoyl Glutamate… Il existe tout un tas de tensioactifs naturels, qui constituent des bases lavantes douces et non irritantes pour le cuir chevelu. Attention cependant, certaines substances chimiques irritantes sont autorisées en bio : Sodium Coco Sulfate, Cocamidopropyl Betaine…

Pensez à vérifier avant d’acheter !

.Des cires et huiles végétales remplacent les agents surgraissants : jojoba, argan, avocat, coco, karité, mangue… Ils sont connus et reconnus pour leur efficacité et leur affinité avec la peau et les cheveux. On les utilise notamment pour leur capacité à nourrir les cheveux. On les retrouve donc principalement dans les masques capillaires (parfois également dans les shampooings et après-shampoing). On peut également les utiliser purs, avant ou après le shampoing, pour un soin intensif.

.Des agents démêlants : là ça se complique, car bien souvent, même dans le bio/naturel, de nombreux agents démêlants sont des quats. Le BTMS ( behentrimonium methosulfate) est le plus utilisé. Il est très efficace mais filmogène ! À ma connaissance, les après-shampoings de chez Weleda, 2moss et Marylou Bio n’en contiennent pas.

De mon point de vue, et après environ 5 années de soins bio et naturels, j’ai le sentiment qu’un après-shampoing n’est pas réellement nécessaire. Je pense que si l’on ne peut pas s’en passer,  c’est que nos cheveux sont probablement trop habitués aux silicones. Après un passage au naturel, cette accoutumance disparaitra avec le temps, et le besoin d’utiliser un après-shampoing avec.

Ceci dit, je n’ai jamais eu les cheveux très longs… Je ne me permettrai donc pas de contredire une personne ayant une longueur dingue et m’affirmant que même après 15 ans au naturel son après-shampoing lui est in-dis-pen-sa-ble ! Je ne la contredirai pas mais je conclurai probablement que nous n’avons pas la même notion de ce qui est indispensable. Hehe !

.Des agents de brillance :  on ne trouve pas d’agents de brillance à proprement parler dans le bio, mais certaines huiles essentielles peuvent tenir ce rôle (Ylang-ylang, citron, mandarine…)

Et de toute manière, des cheveux en bonne santé, hydratés, nourris et lavés en douceur ont tendance à briller naturellement, non?

.Des conservateurs : en bio aussi, des conservateurs sont utilisés pour éviter la prolifération de bactéries. Même si les plus dangereux sont systématiquement écartés, il est impossible de complètement les éviter. Aussi, ceux utilisés en cosméto bio n’échappent pas à la règle et sont potentiellement irritants.

Les soins constitués principalement de corps gras (huiles, beurres, cires), peuvent être conservés à la vitamine E, inoffensive.

.Du parfum : Bien souvent il s’agit d’huiles essentielles (qui peuvent être allergisantes). Mais sous la dénomination « parfum » ou « fragrance » peuvent se cacher des phtalates. Attention donc !

On remarque là que dans le bio également certains composants sont problématiques. Pour les éviter, pas de secret : on lit les compositions. Et on se fie à certaines marques sérieuses qui ont fait leurs preuves (que vous pouvez trouver ici).

 

Pour conclure

S’ils ne sont pas tous parfaits (certaines marques peu scrupuleuses surfent sur la vague green), les soins capillaires bio ont le mérite d’être nettement moins nocifs pour l’environnement et pour la santé, la plupart des substances irritantes, cancérigènes, polluantes etc en étant bannies. Et puisqu’ils sont plus riches en actifs, et beaucoup moins en substances ayant pour rôle de maquiller l’aspect des cheveux, ils sont globalement bien plus efficaces.

Si vous utilisez un produit  ne contenant aucune substance telle que des quats, silicones, PEG… et qu’il est efficace, alors l’efficacité doit en toute logique être attribuée aux ingrédients naturels qui en constituent la formule…

En revanche s’il contient des ingrédients qu’on retrouve dans les cosmétiques conventionnels, alors son efficacité est probablement à mettre sur le compte de ces derniers. Vous suivez?

Cela dit, un produit « naturel » qui contiendrait des silicones ne serait plus vraiment naturel, n’est ce pas?

Attention, je ne dis pas qu’un produit naturel et bio est forcément un produit efficace. Dans la cosmétique bio aussi, on trouve des produits de plus ou moins bonne qualité. Et notre peau, notre cuir chevelu, auront plus ou moins d’affinités avec certains produits. D’où l’importance de toujours lire les étiquettes avant d’acheter, et de ne faire confiance qu’aux marques les plus sérieuses tant qu’on est pas devenu un habitué du décryptage de composition.

Comme avec les produits conventionnels, il faut souvent du temps et plusieurs essais avant de trouver les produits qui nous correspondent et vont nous donner entière satisfaction.

Après 5 ans de soins bio pour mes cheveux, il m’arrive encore de me faire avoir par un produit au marketing particulièrement convainquant (ou parce qu’un blogueuse à la crinière particulièrement dingue l’a encensé). J’en ai fait les frais récemment, d’ailleurs ce sera le sujet d’un prochain article !

DONC passer aux cosmétiques capillaires naturels et bio : OUI, un grand grand oui même. Mais garder en tête que bio ne signifie pas forcément qualité et éthique irréprochable, et donc sélectionner ses produits avec soin, en faisant preuve de bon sens.

Et tout devrait bien se passer 🙂

 

Et vous? Les cosmétiques bio sur votre tête ça vous tente? Déjà adeptes peut-être?

Bise les chevelu.e.s !

 

 

 

 

 

7 thoughts on “Cheveux : pourquoi se tourner vers les soins naturels.”

  1. J’essaie d’utiliser des produits les plus naturels possibles. Pour l’instant j’utilise un shampoing solide de chez Lush, mais on m’a dit que ce n’était pas génial et pas vraiment naturel. Quelle marque tu recommandes ?

    1. Salut Arielle,
      Pour prendre soin de tes cheveux tu peux te tourner vers les marques suivantes :
      -en parapharmacie :Weleda (sahmpoing, AS), Cattier (AS)
      -en magasin bio : Santé, Logona, Lavera, Helvetia Natura, Cosmo naturel, Eubiona
      -sur le net : Urtekram, Lamazuna, Pachamamaï, Denovo (ils ne font pas de shampoing ni d’AS mais leurs soins sans rinçage sont parfaits)
      Et si tu as la chance de vivre près de la frontière allemande, n’hésite pas à faire un tour chez DM et piocher chez Alverde, leurs produits sont de bonne qualité et vraiment bon marché (tu peux également trouver cette marque sur le net)

  2. Merci pour ta réponse, j’irai voir dans un magasin bio pour choisir la marque qui me conviendra le mieux (j’ai des cheveux lisses et fins, ils sont assez difficiles à coiffer).

  3. J’ai beaucoup apprécié vos informations.

    Je cherche des shampoings les plus naturels.
    J’ai des cheveux bouclés.. Qui font de belles vagues si les produits ne sont pas pleins de cochonneries! Comme vous dites!
    J’ai failli commander le shampoing de John master .. Heureusement
    Que je vous ai lu avant.
    Dans mes tiroirs j’ai une fortune qui dort. Shampoing .conditionneur, après lavage.. Toutes les marques les plus chères. mais remplies d’additifs…meme les Bios et les naturels..

    Au Quebec.(. J’habite tout près de Montreal).. Il y a weleda….que pensez vous de Rahua? Ou Khiels , docteur hauschka ?

    Merci, je suis contente de vous connaître
    J’Aimerais tellement retrouver le rebondi dans mes cheveux..

    1. Bonjour Mireille ! Si vous avez accès aux produits des marques Desert Essence, Santé, Urtekram ou encore Weleda, vous devriez pourvoir trouver votre bonheur. Je ne connais pas les shampoings Rahua, mais en ai entendu du bien. Ceci dit, je trouve que, comme JMO, les flacons sont chers! Dr Hauschka est une très bonne marque de produits naturels de luxe également. C’est un choix assez sûr, tout comme Weleda (bien moins cher et aux compositions irréprochables).
      Si vos cheveux sont ondulés, l’important est de ne surtout pas « plomber » vos longueurs. Donc hydratation plutôt que nutrition, surtout s’ils sont fins 🙂

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