Aaaaaah l’acné d’adulte. Une hôte dont notre visage se passerait bien, n-est-ce-pas? La mienne a pointé le bout de son nez alors que j’avais tout juste 20 ans et s’est installée pendant plusieurs (longues) années. Cinq, pour être précise. Cinq années de malaise devant le miroir, de honte à sortir à visage découvert (le port de la cagoule n’étant pas une option), de tests de produits « anti acné » en tous genres, sans résultat probant.

Jusqu’à ce que je décide de mettre totalement de côté les méthodes de traitement classiques  pour les remplacer par quelque chose de plus naturel. Et là… Je me suis demandé pourquoi je n’avais pas eu ce déclic plus tôt ! J’ai totalement revu ma manière de prendre soin de moi et de ma peau et en quelques semaines celle-ci s’est métamorphosée. Petit retour sur mon parcours, ou comment je suis passée d’une peau toute dégueu à une peau de bébé (ou presque).

Cet article traite uniquement des soins externes apportés à ma peau pour combattre l’acné d’adulte, c’est-à-dire des produits de beauté que j’ai utilisés à cet effet. Concernant les soins en « interne »: nourriture, boissons, compléments alimentaires etc, je les évoquerai dans un prochain article.

État des lieux de ma peau à l’époque

Je précise qu’il s’agissait d’acné d’adulte parce-que cette dernière est différente de l’acné juvénile. L’acné d’adulte chez la femme est souvent hormonale ou cosmétique et parfois héréditaire. Chez moi ce sont le côté héréditaire et cosmétique qui étaient, me semble-t-il, en cause.

Mon acné était majoritairement micro kystique, c’est à dire que la plupart de mes imperfections restaient enfouies sous la peau :  elles ne possédaient pas de tête, mais formaient un relief en surface, et se situaient sur les joues et les maxillaires.

L’avantage des micro kystes c’est qu’ils ont au moins le bon goût d’être ton sur ton avec la couleur de la peau.

Malheureusement ils sont aussi très difficiles à déloger. Les extraire soi-même est possible, mais très douloureux et le risque d’inflammation et de marques est élevé.

Mes micro kystes ayant le sens de l’accueil, ils ont souvent partagé leur territoire, soit mon précieux visage, avec des cousins beaucoup moins discrets : des boutons volumineux, rouges et enflammés, souvent douloureux. Mais eux aussi sans tête. Il m’est bien-sûr arrivé de tenter de les percer, et à chaque fois ce fut un fiasco total : douleur puis rougeurs puis cicatrices.

Je vous épargne les photos de l’état de ma peau à cette époque. J’imagine que vous avez une petite idée de ce à quoi ressemble l’acné d’adulte et dans le cas contraire je vous invite à faire un tour sur google image. Vous verrez, c’est sexy comme tout.

Les méthodes et soins utilisés avant mon passage au naturel

Je pense avoir tenté à peu près tout ce qui se fait de conventionnel pour traiter l’acné d’adulte à savoir :

-consulter un dermatologue (par deux fois) : deux échecs. Le premier m’a prescrit un traitement antibiotique et une crème dont j’ai depuis oublié le nom et qui de toute manière n’a pas donné de résultats probants. Si le traitement antibiotique a fait son effet, ce ne fut que temporaire, et vous imaginez bien qu’enchainer les traitements antibiotiques n’est pas une solution envisageable sur le long terme.

Le second dermato m’a lui aussi prescrit une crème, à savoir la Différine. Il me semble que ce traitement était fréquemment proposé en cas d’acné à l’époque, je ne sais pas si c’est encore le cas aujourd’hui. Avec cette crème, la plupart de mes imperfections disparaissaient mais ma peau était malgré tout loin d’être belle. Elle était irritée, très inconfortable et même douloureuse par endroits. De plus mon visage était écarlate, une vraie face d’écrevisse, cela revenait donc à souffrir pour être moche… Autant vous dire que j’ai abandonné ce traitement au bout de quelques semaines seulement. Mes imperfections sont revenues de plus belle, of course!

-utiliser des crèmes/produits de parapharmacie : j’ai dépensé une petite fortune dans des soins supposément anti-acné de marques telles que Avène ou La-Roche-Posay. (Pour ne citer qu’elles). Les résultats ont été plus que médiocres. Si parfois les boutons les plus enflammés s’atténuaient voir disparaissaient pour un temps, ils finissaient toujours par revenir. Quant aux micro kystes, ils n’ont jamais bougé d’un iota.

Mon passage aux soins naturels/bio : nouveaux produits, nouvelle routine

Lassée par  l’inefficacité de tous les produits testés jusqu’alors, j’ai un jour décidé de faire une croix sur les traitements conventionnels. Allez, ciao les tocards !

Comme j’étais déjà adepte du naturel pour soigner mes rhumes et divers petits bobos, je me suis décidée à tenter le coup en ce qui concernait l’acné d’adulte. Je me suis aussi souvenue d’une dame dans une boutique de bougies parfumées (mais ou est le rapport avec l’acné?) avec qui j’avais papoté et qui m’avait affirmé qu’elle devait sa peau lisse et sans ride (malgré ses 70 balais) à l’huile de bourrache.

Première découverte : l’huile de jojoba

Je me suis alors renseignée sur les huiles végétales et ai découvert les vertus de l’huile de jojoba. Cette huile non grasse a une composition très proche de celle du sébum humain et possède une action séborrhéique, c’est-à-dire qu’elle en réduit la sécrétion.

Elle agit en effet en quelque sorte comme un leurre : elle trompe la peau en lui faisant croire qu’elle a atteint un taux suffisant de sébum. La peau, cette petite naïve, lui fait confiance et en réduit alors la production. Habile, l’huile de jojoba !

Quand on sait que la surproduction de sébum, et donc l’accumulation de celui-ci à la surface de la peau, est à l’origine des micro kystes et autres boutons, on comprend pourquoi l’huile de jojoba est idéale pour aider dans le traitement de l’acné.

J’ai donc décidé de me procurer de l’huile de jojoba et de l’utiliser en remplacement de ma crème de jour habituelle.

Deuxième découverte : le gel d’aloe vera

Pour être honnête, je n’ai pas le moindre souvenir de l’endroit où j’ai été rencardée sur les bienfaits du gel d’aloe vera sur le net, une seule certitude : tout s’est révélé être exact et cette petite merveille est à la hauteur du bien qu’on en dit.

À savoir que le gel d’aloe vera a la particularité d’hydrater la peau sans la graisser,  il est donc parfait pour les peaux grasses et/ou acnéiques. Il a également un pouvoir apaisant très appréciable lorsque les boutons sont enflammés et douloureux (encore plus lorsqu’on le conserve au frais, ce que je fais).

Pour l’application, rien de plus simple : on l’étale sur la peau à la manière d’une crème ou d’un sérum.

Il est également très apprécié par les cheveux et peut être utilisé pour les hydrater, les coiffer. On peut également l’appliquer sur la peau après le rasage ou l’épilation afin de l’apaiser. Bref, l’aloe vera est multitask.

 Troisième découverte : le double nettoyage de peau

J’ai découvert ce concept de double nettoyage sur le site Beauté Pure. Le double nettoyage tel que la créatrice du site le préconise consiste en fait tout simplement à un démaquillage ( à l’aide d’une huile végétale) suivi d’un nettoyage de la peau ( à l’aide d’un nettoyant doux). Cette opération étant à effectuer chaque soir avant le coucher afin de  débarrasser la peau de tout le maquillage et les impuretés qui s’y sont accumulés au cours de la journée.

On procède de la sorte : On applique sur son visage une huile végétale (l’huile de jojoba fait d’ailleurs très bien l’affaire) que l’on masse en effectuant des mouvements circulaires. On peut passer sans problème sur les yeux, les huiles sont redoutables pour décoller le maquillage et l’huile végétale n’est pas supposée picoter. Une fois notre maquillage et nos impuretés étalées sur notre face (c’est la phase Bozzo le clown), on émulsionne avec un peu d’eau. Après quoi on s’empare de notre nettoyant doux (gel, crème, pain dermatologique) et on l’applique sur son visage, toujours en effectuant des mouvements circulaires, afin d’éliminer l’huile.

Après ce nettoyage notre peau est supposée être nickelle. Néanmoins il peut être agréable, et utile si l’on veut renforcer le côté purifiant de l’opération, de faire suivre cette étape par l’application d’un hydrolat. Pour les peaux acnéiques ou grasses l’hydrolat de lavande est tout indiqué.

L’achat des produits

Après avoir fait toutes ces découvertes sur les internets, je me suis rendue dans le magasin bio le plus proche de chez moi afin de me procurer un flacon d’huile de jojoba. Je n’ai pas le souvenir de la marque utilisée à l’époque. N’importe quelle huile vierge et de première pression à froid fait l’affaire. J’ai également shopé un gel nettoyant doux (La Vie Claire), un tube de gel d’aloe vera (La Vie Claire) et un flacon d’hydrolat de lavande (toujours La Vie Claire). Je ne connaissais pas du tout les marques naturelles (à part Dr Hauschka, mais leurs produits coutent une blinde, pas question pour moi de payer si cher pour une routine qui pouvait se révéler être totalement inefficace). Le tout a du me coûter environ 25 euros : correct !

La grosse différence entre ces produits et ceux que j’utilisais auparavant ? Leur composition !

La plupart des produits de soin conventionnels que j’utilisais contenaient des silicones et/ou huiles minérales. Ces substances ont pour rôle d’améliorer l’aspect visuel de la peau en la faisant paraitre plus lisse et parfois de la protéger des agressions extérieures. Seulement, en plus d’être nocives pour l’environnement, elles ont un effet occlusif sur la peau (en clair : elles en bouchent les pores). Et cette occlusion peut amener les peaux qui y sont sensibles à développer une des formes d’acné d’adulte que l’on appelle communément acné cosmétique.

 Nouvelle routine : Ciao Acné d’adulte !

Chaque matin : nettoyage de peau avec le gel nettoyant doux et/ou quelques pulvérisations d’hydrolat de lavande, puis application du gel d’aloe vera suivie de celle de l’huile de jojoba.

Le soir : double nettoyage avec l’huile de jojoba et le gel nettoyant, quelques pulvérisations d’hydrolat de lavande, puis application d’huile de jojoba.

Et basta !

Durant mes débuts dans les soins naturels je ressentais encore le besoin de me maquiller pour camoufler mes boutons. Pour cela j’utilisais une poudre minérale de la marque Lily Lolo. Elle coute une vingtaine d’euros mais le pot dure très longtemps. (Le mien a tenu plusieurs années, mais je ne me maquillais pas quotidiennement). L’avantage de cette poudre est qu’elle laisse respirer la peau et contient du zinc, parfait pour traiter l’acné.

En quelques semaines l’aspect de ma peau a changé du tout au tout. Ce sont d’abord les boutons les plus enflammés qui ont disparu, puis petit à petit les micro kystes se sont eux aussi fait la malle.

Quelques squatters ont continué à se pointer de temps en temps mais rarement plus de deux ou trois à la fois. C’est peut être déjà trop pour vous qui rêvez d’une peau de bébé mais passer de toute une armée de spots à même pas de quoi former un gang, c’est déjà pas mal !

En plus de l’aspect visuel j’ai été ravie de constater que ma peau était enfin lisse au toucher. Et elle l’est restée.

Six ans après

Ma peau se porte très bien !

Je n’ai plus de problèmes d’acné depuis longtemps. Il arrive qu’un bouton se pointe juste avant ou pendant mes lunes. Lorsque c’est le cas il se loge généralement près de ma bouche. Soit je me contente de l’ignorer ( oui, je suis désormais à ce point sûre de moi!), soit je le dézingue à l’aide d’un produit que j’ai découvert il y a peu et dont je vous parlerai très prochainement. (La crème purifiante au neem de chez Joveda).

EN BREF

Même si aujourd’hui ma routine a quelque peu changé je continue à adopter des gestes simples, plein de bon sens et surtout qui ont fait leurs preuves. À savoir :

.Se démaquiller et nettoyer sa peau TOUS les soirs (sans exception, pas même « je suis trop fatiguée/bourrée/kesaijencor »). Et ce avec des produits naturels, bios, et surtout doux pour la peau.

.Hydrater et nourrir sa peau avec des huiles végétales/crèmes bio et de bonne qualité.

.Privilégier les produits à la texture légère et avec une composition faible en agents occlusifs. Choisissez les fluides hydratants ou les crèmes s’affichant comme « légères » plutôt que « riches ».

.Hydrater sa peau par la voie interne, en buvant de l’EAU. Tous les jours et plusieurs fois par jour cela va sans dire. (J’ai constaté que moins je buvais de sodas et mieux ma peau se portait. À bon entendeur…)

Concernant les marques à privilégier pour soigner votre peau au naturel je vous en propose une liste ici. Vous pouvez vous tourner vers ces dernières les yeux fermés.

 

Pour toute question ou remarque concernant mon passage au naturel, l’ acné d’adulte, les produits que j’ai utilisés etc, n’hésitez pas à utiliser la section commentaires 😉 Idem si vous souhaitez partager des astuces qui pour vous ont fonctionné (ou pas d’ailleurs).

 

Allez, des bécots!

 

 

7 thoughts on “Acné d’adulte : comment je l’ai traitée (au naturel)”

  1. J’ai acheté de l’huile de bourrache et l’odeur aïe aïe aïe! Genre oeuf pourri, mon mec a kiffé! C’est normal ou mon pot était passé? 🙂

    1. C’est normal ! L’huile de bourrache n’est pas réputée pour avoir une odeur très agréable. Ceci dit, moi je trouve plutôt qu’elle sent le chien mouillé 🙂

  2. Bonjour,

    J’ai actuellement et depuis 4mois maintenant, des microkystes sur le visahe et des boutons enflammés sur le menton. M’etant dit sue c’etait hormonal j’ai repris la oilule… Mais bon ca fait 3 semaines et rien ne se passe. J’hesite a sauter le pas de jeter toutes mes crèmes et de suivre ta routine. Est ce qu’elle convient aux peaux sensibles et déshydratées ?
    C’est un gros sos d’une fille en mode cagoule !

    1. Bonjour Marie!
      J’ai moi-même une peau très réactive et qui a tendance à la déshydratation, et cette routine me convient très bien.
      D’ailleurs j’y suis revenue récemment, suite à quelques essais infructueux qui m’ont causé rougeurs, pores bouchés,plaques de sécheresse autour des lèvres…la totale!
      Je la complète le matin avec une crème de jour non grasse (la crème rééquilibrante de chez PAÏ), mais c’est uniquement un petit bonus (à 40 euros tout de même), et le véritable trio gagnant (nettoyant doux/aloe vera/huile de jojoba) devrait à lui seul te permettre de retirer ta cagoule!!

    1. Non non, J, tu ne te trompes pas! Le soir, j’utilise de l’huile de jojoba à 2 reprises: pour me démaquiller, quand je suis maquillée, ce qui reste assez rare, mais parfois également juste parce que ce petit massage me détend. Je nettoie ensuite mon visage avec un produit moussant, puis je réutilise de l’huile de jojoba, mais cette fois pour hydrater/nourrir. 🙂

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